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SUJET BAC PRO BIS HUGO ET LE COUP D'ETAT |
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Eléments de corrigé. 1 Montrez que l’événement rapporté dans le texte n°1 justifie les expressions "escrocs", "baron voleur", "bandit" utilisées dans le texte n°2 pour désigner les auteurs du coup d’état. 2 points Le texte n°1 rapporte la prestation de serment du Président de la république, L-N Bonapartearte. Victor Hugo, qui en est le témoin puisqu’il est membre de l’Assemblée, insiste sur le caractère solennel de ce serment. La formule du serment est citée. Elle comporte l’expression "en présence de Dieu" qui lui confère un caractère sacré. "Devant le peuple français" montre que le pouvoir dont Louis Napoléon Bonapartearte est investi est une délégation, selon le principe fondamental d’une "République démocratique". L’attitude de l’Assemblée, "faisant silence et recueillie", reflète la solennité de l’événement. Louis Napoléon Bonapartearte prend un engagement personnel de fidélité au régime républicain ("rester fidèle", "remplir tous les devoirs") exprimé dans la formule "Je le jure". Les expressions "escrocs", "baron voleur", "bandit" correspondent à une mauvaise action, contraire à la loi, à la morale politique. En lançant le coup d’état, Louis Napoléon Bonapartearte trahit le serment qu’il a prononcé trois ans plus tôt. D’autres expressions du texte connotent la trahison : "du fond de ta pensée" indique la préméditation ; "d’un pas oblique" évoque la démarche du traître. De plus, le poème insiste sur les circonstances du coup d’état (la nuit, dans l’ombre, le brouillard, alors que la République "dort") propices à une attaque lâche.
2 Vous caractériserez le genre et le ton choisis par Victor Hugo pour dénoncer le coup d’état du 2 décembre 1851 dans le texte n°2.5 points Le genre. Alors que Napoléon le Petit est un pamphlet en prose publié en 1852, Les Châtiments sont un recueil de poèmes publié en 1853, sur le même sujet : Victor Hugo y attaque Napoléon III, en commençant, dans "Nox", par une évocation de la nuit du 2 décembre 1851. Le poème est composé d’alexandrins aux rimes suivies; successivement féminines et masculines, conformément à la règle classique. Le ton. C’est une dénonciation violente du coup d’état, présenté comme un crime prémédité. - usage ironique de l’impératif : le narrateur s’adresse directement à celui dont il dénonce les actions semblant l’inciter à les commettre - nombreuses tournures exclamatives traduisant l’exaltation - lexique dévalorisant cf. réponse n°2 - figures allégoriques personnifiant les forces positives déjà vaincues "le dogue Liberté ... à la chaîne" "la République, confiante... sans voir ... dort" - rythme haché des vers, notamment V. 2, 3, 5, 9, 10 Cet ensemble de caractéristiques confère au poème un ton épique sur le mode de la parodie. 3 Avec ses moyens propres , le dessinateur donne du coup d’état une représentation négative, comme Victor Hugo dans le texte n°2. Quels sont les aspects de l’image qui vous paraissent les plus significatifs ? 3 points On est d’abord frappé par la violence de la scène représentée et l’aspect monstrueux de la figure supérieure. Au premier plan, les personnages (homme, femme, enfant) allongés transpercés par les lances représentent le peuple trahi par le coup d’état et victime de la répression. Ils sont désarmés face à la force brutale des cavaliers. Les visages de ceux-ci sont cachés par leur casque, ce qui confère à leur groupe un anonymat qui renforce la brutalité de la scène. Cette partie réaliste de l’image est dominée par une figure monstrueuse, allégorie de la trahison : une sorte de pieuvre dont les tentacules sont des serpents (connotant la tentation, le péché), la tête un crâne de squelette (connotant la mort) tenant entre ses dents un poignard (connotation du crime). Cette figure déchire le calicot portant le serment (cf. texte n°1). C’est l’âme damnée du complot contre la République, Louis Napoléon Bonaparte, qui s’est libéré des fers (les devoirs) que lui imposait sa charge et dont les bras monstrueux trouvent leur prolongement dans les chaînes qui s’abattent sur le peuple. Les silhouettes de bâtiments qui constituent l’arrière-plan plongent la scène dans l’ambiance nocturne et brumeuse évoquée dans le poème. La composition de l’ensemble, corps étendus au premier plan, figure centrale allégorique, arrière-plan urbain brumeux, n’est pas sans rappeler, en inversant le "message", le tableau de Delacroix "la Liberté guidant le peuple". DEUXIEME PARTIE : COMPETENCES D’ECRITURE Les critères d’évaluation sont donnés dans le sujet. Vous participez, dans le cadre du projet d’établissement de votre lycée, à un groupe de travail sur la citoyenneté. Vous êtes chargé de rédiger un texte d’une trentaine de lignes destiné aux lycéens qui atteignent l’âge de la majorité. Votre objectif est de les convaincre d’effectuer les démarches nécessaires pour exercer leur droit de vote dans les différentes consultations électorales et de participer effectivement à ces consultations. Vous choisirez un ton approprié à vos destinataires et un registre de langue adapté à la situation, en évitant les tournures trop familières. |